Les Jardins du Luxembourg

L'hôtel Observatoire Luxembourg se trouve en face des magnifiques Jardins du Luxembourg dans le coeur du Quartier Latin.

Acquis par Marie de Médicis entre 1614 et 1631, le jardin du Luxembourg subit de nombreuses modifications, jusqu'aux travaux d'Haussmann, qui lui donnent son tracé actuel.

La superficie actuelle du domaine -25 hectares environ- équivaut à peu près à celle des acquisitions de Marie de Médicis, mais sa configuration a totalement changé. Ce n'est qu'à la fin du Second Empire que le jardin s'est installé dans ses limites actuelles.

En 1611, lorsque commence l'histoire du Jardin, le faubourg qui s'étendait au sud des portes Saint-Michel et Saint-Germain, sur la rive gauche de la Seine, était devenu un quartier mondain et campagnard à la fois.

La Reine Marie de Médicis aimait ce faubourg tranquille, plus salubre que le quartier du Louvre et où demeuraient des membres éminents de son entourage italien. Aussi est-ce là qu'elle songea à élire domicile lorsqu'elle manifesta son désir, après l'assassinat d'Henri IV, de quitter le Louvre. Elle se préoccupa donc d'acquérir un terrain assez vaste pour y édifier une demeure inspirée des palais florentins et un parc rappelant les jardins de Boboli. Elle acheta tout d'abord, en 1612, l'Hôtel du Duc François de Luxembourg et les 8 hectares y attenant. Ce fut la première acquisition d'une longue série, car malgré ses embarras financiers, la Reine mère mena pratiquement jusqu'à son départ pour l'exil en 1631 des transactions complexes.

Le domaine demeura en l'état jusqu'à ce que le Palais du Luxembourg fût donné en apanage au Comte de Provence. Afin de payer la remise en état du Palais, on vendit l'extrémité occidentale des jardins du côté Notre-Dame-des-Champs. Dix hectares environ furent cédés en 1782, et fut percée la rue de Luxembourg, future rue Guynemer. Les allées sacrifiées comprenaient la « Vallée des Philosophes » où Rousseau, hôte en 1741 de l'Hôtel Saint-Quentin, rue Victor-Cousin, se promenait tous les matins en exerçant sa mémoire récalcitrante sur les églogues de Virgile, ainsi que l'allée des Soupirs, au nom éloquent.


Le Jardin était désormais orienté du nord au sud, comme le Palais, et sa superficie considérablement augmentée : son extrémité touchait presque au boulevard du Montparnasse.

Dès le lendemain de la condamnation à mort du Maréchal Ney par la Chambre des Pairs, un fiacre l'emmena à 8 heures du matin, le 7 décembre 1815, du Palais, dans les combles duquel il était détenu, à l'Observatoire où il fut passé par les armes.

Les aménagements d'Haussmann se firent largement aux dépens du parc, qui fut, dans un premier temps rogné par l'élargissement de la rue de Vaugirard et l'ouverture du boulevard Saint-Michel. Il fut décidé en 1865 de limiter au sud le jardin par une rue ouverte dans le prolongement de la rue de l'Abbé-de-l'Epée, et de lotir la pépinière et le jardin botanique.

Cette décision souleva à l'époque une levée de boucliers et suscita des pétitions, dont l'une atteignit 12.000 signatures. Dans un de ses contes, Maupassant donne de la pépinière une description qui justifie cette indignation : " C'était comme un jardin oublié de l'autre siècle, un jardin joli comme un doux sourire de vieille. Des haies touffues séparaient les allées étroites et régulières, allées calmes entre deux murs de feuillages taillés avec méthode. Les grands ciseaux du jardinier alignaient sans relâche les cloisons de branches; de place en place on rencontrait des parterres de fleurs, des plates-bandes de petits arbres rangés comme des collégiens en promenade, des sociétés de rosiers magnifiques et des régiments d'arbres à fruits."

Le jardin était désormais établi dans son tracé actuel.



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